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L'établiDes outils qui ne téléversent rien
Un atelier de l'association ODERSARien ne part, rien n'est gardé, rien ne nous arrive.

L'atelier · Compter les mots

Comment ça marche : Compter les mots

« Combien de caractères ? » n'a pas une seule réponse, et c'est la première chose que cet outil vous montre : un emoji vaut deux unités de code, un point de code et un seul signe à l'écran. Les trois comptes sont affichés séparément, avec ce à quoi chacun sert.

Ouvrir l'outil

Un compteur de mots devrait être l'outil le plus simple du web. En pratique, la plupart donnent un chiffre de caractères et se taisent sur la question qui compte : lequel des trois chiffres possibles ils ont donné. Un emoji occupe deux unités de code dans la mémoire d'un ordinateur, un seul point de code dans le catalogue Unicode, et un seul signe à l'écran. Un emoji de famille en occupe sept et reste un signe. Selon le compte, votre texte tient ou ne tient pas dans le champ où vous devez le coller.

Cet outil affiche donc les trois, et dit à quoi chacun sert : les formulaires et les bases de données comptent presque toujours en unités de code, un être humain compte les signes visibles. Il donne aussi les mots, les phrases, les paragraphes, les mots distincts, la longueur moyenne des phrases et la phrase la plus longue de votre texte, qui est l'information la plus utile quand on réécrit.

Il calcule enfin un indice de lisibilité, et il affiche la formule employée avec sa publication d'origine ET sa limite. Ces indices ne mesurent que deux choses : la longueur de vos phrases et le nombre de syllabes de vos mots. Ils ignorent complètement la cohérence de votre texte, sa structure et ce que votre lecteur sait déjà. C'est une critique publiée et reconnue depuis 1981, et un outil qui vous rend un score sans la mentionner vous laisse croire à une mesure de qualité.

Comment ça marche

  1. Collez votre texte. Il ne quitte pas votre appareil, ce qui compte pour un texte qui n'est pas encore publié.
  2. Choisissez la langue du texte : la formule de lisibilité n'est pas la même en français et en anglais, et appliquer l'une à l'autre ne veut rien dire.
  3. Lisez les trois comptes de caractères, puis la lisibilité et sa limite, puis la phrase la plus longue. Changer une seule phrase trop longue améliore souvent plus un texte que dix minutes de retouches.

Formats acceptés

L'outil travaille sur du texte brut. Une mise en forme collée depuis un traitement de texte n'est pas comptée : seuls les mots le sont. Pour nettoyer un texte de ce qu'il a rapporté du copier-coller, l'outil « Nettoyer une mise en forme collée » du même coin est fait pour ça.

Un texte, tapé ou collé

Jusqu'à 200 000 signes, soit à peu près un livre de 350 pages. Au-delà, le comptage des syllabes prend un temps visible dans l'onglet.

Voir la matrice de compatibilité

Ses limites

Le comptage des syllabes est APPROXIMATIF, et en français aucune méthode de référence n'existe

Compter des syllabes exactement demande un dictionnaire de prononciation, et la prononciation dépend du contexte : le « e » de « porte » ne se prononce pas, celui de « portez » non plus, celui de « portefeuille » parfois. Nous employons une heuristique de groupes de voyelles, avec le retrait du « e » final muet et des terminaisons en « es ». Pour l'anglais, une heuristique publiée existe depuis 1986 ; pour le français, nos recherches n'en ont trouvé AUCUNE qui fasse référence. Conséquence : l'indice de lisibilité est un ordre de grandeur, jamais une mesure à la décimale.

La constante de la formule française est donnée tantôt à 207, tantôt à 209, et nous affichons les deux

L'adaptation française de l'indice de Flesch a été publiée en 1958 par Kandel et Moles dans les Cahiers d'études de radio-télévision. Nous n'avons pas pu accéder au texte d'origine, et les sources secondaires se contredisent sur cette seule constante. Plutôt que de choisir en silence, l'outil calcule les deux et le dit. L'écart est de deux points sur une échelle de cent : il ne change pas le verdict, mais il change ce qu'on peut honnêtement affirmer.

Un indice de lisibilité ne mesure PAS la qualité d'un texte

Il ne regarde que la longueur des phrases et le nombre de syllabes par mot. Un texte parfaitement incohérent fait de phrases courtes et de mots simples obtient un excellent score. La critique est publiée et reconnue : ces formules ont été construites pour classer des manuels scolaires, elles ignorent la structure du texte, les aides à la navigation et les connaissances du lecteur. Employez l'indice comme un signal sur vos phrases longues, pas comme une note.

Le compte des signes visibles demande une fonction que les navigateurs anciens n'ont pas

Découper un texte en signes visibles suppose de connaître les règles Unicode qui regroupent un caractère et ses accents, un drapeau, ou une famille d'emoji. La fonction native qui le fait est arrivée sur Chrome en 2020, sur Safari en 2021 et sur Firefox en 2024. Quand elle manque, l'outil ne devine pas : il écrit que le compte n'est pas disponible sur ce navigateur, ce qui vaut mieux qu'un chiffre faux.

Le découpage en phrases est une heuristique, pas une certitude

Un point sépare deux phrases, mais il termine aussi une abréviation, un nombre décimal, une adresse web. L'outil exige un signe de fin suivi d'une espace ou de la fin du texte, et il ne coupe pas entre deux chiffres. Reste que « M. Dupont est arrivé. » sera compté pour deux phrases : c'est le prix d'une règle qui s'explique en une ligne plutôt que d'une liste d'abréviations par langue.

Les durées de lecture sont des conventions, et nous les écrivons

Nous employons 200 mots par minute pour une lecture silencieuse et 130 pour une lecture à voix haute. Ce sont des ordres de grandeur usuels, pas des mesures faites sur vous : une lecture technique descend bien plus bas, un lecteur rapide monte bien plus haut. Nous affichons la convention à côté du chiffre pour que vous puissiez le corriger de tête.

Questions sur cet outil

Mon texte est-il envoyé quelque part ?

Non, et cela compte particulièrement ici : on colle dans un compteur de mots un mémoire, une lettre de motivation, un article pas encore publié. Vérifiez en trente secondes : ouvrez l'inspecteur avec la touche F12, onglet « Réseau », videz la liste, puis collez votre texte et comptez-le. Aucune ligne n'apparaît. Coupez votre connexion et refaites-le : l'outil fonctionne pareil.

Pourquoi trois chiffres différents pour les caractères ?

Parce que la question a trois réponses justes, et que l'écart n'est pas anecdotique. Un emoji simple occupe deux unités de code dans la mémoire d'un ordinateur, un seul point de code Unicode, et un seul signe à l'écran. Un emoji de famille en occupe jusqu'à sept unités de code et reste un signe. Les formulaires et les bases de données comptent presque toujours en unités de code : si votre message doit tenir dans un champ de 280, c'est ce chiffre-là qui décide. Un correcteur humain, lui, compte les signes visibles.

Puis-je faire confiance à l'indice de lisibilité ?

Comme signal, oui. Comme note, non. Il ne mesure que la longueur de vos phrases et le nombre de syllabes de vos mots : un texte parfaitement incohérent fait de mots courts obtient un excellent score. Ces formules datent des années 1940 et ont été construites pour classer des manuels scolaires ; leur mésusage est critiqué dans la littérature savante depuis 1981. Le plus utile de cette page n'est probablement pas l'indice, c'est la phrase la plus longue de votre texte, affichée en bas.

Pourquoi affichez-vous deux constantes pour la formule française ?

Parce que nous ne savons pas laquelle est la bonne, et que le dire vaut mieux que choisir en silence. L'adaptation française de l'indice de Flesch a été publiée en 1958 par Kandel et Moles. Nous n'avons pas pu accéder à l'article d'origine, et les sources qui le citent donnent la constante tantôt à 207, tantôt à 209. L'écart vaut deux points sur cent : il ne change pas le verdict, mais il change ce que nous pouvons honnêtement affirmer.

Le comptage des mots correspond-il à celui de mon traitement de texte ?

Presque toujours, à quelques mots près. Les écarts viennent des cas limites : un nombre écrit avec une espace, un mot coupé par un tiret en fin de ligne, une adresse web. Nous comptons comme un mot toute suite de lettres ou de chiffres, avec ses traits d'union et ses apostrophes internes : « porte-monnaie » compte pour un, « c'est-à-dire » pour un. Si votre éditeur en compte deux, c'est qu'il coupe sur les traits d'union.

Y a-t-il une limite de taille ?

Deux cent mille signes, soit à peu près un livre de trois cent cinquante pages. La limite n'est pas là pour économiser un serveur, puisqu'il n'y en a pas : au-delà, le comptage des syllabes prend un temps visible dans l'onglet, et un outil qui semble figé est un mauvais outil. Découpez par chapitre si vous dépassez.