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L'établiDes outils qui ne téléversent rien
Un atelier de l'association ODERSARien ne part, rien n'est gardé, rien ne nous arrive.

L'atelier · Masquer une zone

Comment ça marche : Masquer une zone

Cet outil ne floute pas, et c'est volontaire : un flou et une pixellisation se défont. Il remplace les pixels par un aplat opaque, la seule méthode dont on puisse dire qu'il n'y a plus rien à retrouver.

Ouvrir l'outil

Le plan de cet atelier annonçait un flouteur. La vérification de l'état de l'art a changé la promesse, et il est plus honnête de le dire que de livrer un outil rassurant. Un flou se DÉFAIT : des travaux publiés reconnaissent des visages et lisent du texte flouté avec des taux élevés. Une pixellisation est encore plus fragile dès que l'espace des possibles est petit : pour un nombre, un identifiant, une plaque ou un montant en police connue, on retrouve la chaîne d'origine en comparant les mosaïques une à une.

C'est pour cela que les autorités de protection des données ne recommandent ni l'un ni l'autre pour retirer une information d'une image, mais un APLAT DE COULEUR OPAQUE. Cet outil applique donc un aplat noir par défaut, directement sur les pixels. La pixellisation reste offerte, parce qu'elle est parfois voulue pour l'aspect, et elle est étiquetée comme moins sûre AVANT que vous ne cliquiez.

Un dernier piège, et il a coûté cher à de vraies publications : un JPEG porte souvent une vignette d'aperçu dans ses métadonnées, et masquer les pixels sans toucher au conteneur laisse cette vignette d'ORIGINE dans le fichier. Ici l'image est réencodée depuis un canevas : la vignette n'existe plus, ni aucune autre métadonnée.

Comment ça marche

  1. Déposez votre image, puis tracez une zone directement dessus, au doigt, à la souris ou au clavier.
  2. Choisissez l'aplat opaque (recommandé) et cliquez sur « Appliquer cette zone ». La zone est masquée tout de suite, sur l'image affichée : ce que vous voyez est ce que vous obtiendrez. Recommencez autant de fois que nécessaire.
  3. Cliquez sur « Enregistrer l'image masquée ». L'outil vous dit si TOUTES les zones sont irréversibles, ou si l'une reste faible.

Formats acceptés

Tout format que votre navigateur sait afficher peut être masqué. La sortie est en PNG ou en JPEG : ce sont les deux formats que tous les navigateurs savent écrire.

PNG

Le bon choix pour une capture d'écran : rien n'est perdu et le texte reste net.

JPEG

Plus léger sur une photographie. La vignette d'aperçu du fichier d'origine disparaît au réencodage, et c'est essentiel ici.

WebP

Lu partout, accepté en entrée. La sortie ne propose pas le WebP : aucune version de Safari ne sait l'écrire.

AVIF

Accepté en entrée si votre navigateur l'affiche. Aucun navigateur ne l'écrit de façon prouvée.

Voir la matrice de compatibilité

Ses limites

Il n'y a pas de flou dans cet outil, et c'est une décision

Un flou est une opération mathématique inversible dans une large mesure : on peut la défaire par déconvolution, et des modèles entraînés lisent du texte flouté. Offrir un flou en promettant l'anonymat serait un mensonge confortable. Nous préférons un outil qui masque vraiment et qui dit pourquoi.

La pixellisation est offerte mais signalée comme moins sûre

Elle garde la moyenne de couleur de chaque bloc, donc une trace exploitable. Pour du texte de police connue, on retrouve la chaîne en comparant les mosaïques à celles de toutes les chaînes candidates : c'est très efficace sur un nombre ou un identifiant. Elle reste utile pour l'aspect, et l'outil le distingue clairement.

L'image est réencodée, donc la vignette d'aperçu d'origine disparaît

C'est une limite qui est en réalité une protection. Un JPEG d'appareil contient souvent une petite copie de la photo dans ses métadonnées ; un masquage qui ne réécrirait que les pixels laisserait cette copie NON masquée dans le fichier. Le réencodage depuis un canevas la supprime, ainsi que la date, l'appareil et la position GPS.

16,7 millions de pixels au maximum

Un canevas de navigateur est plafonné, et le plancher de compatibilité est de 16,7 millions de pixels (les iPhone d'avant iOS 18). Au-delà, l'opération échoue silencieusement et rend une image blanche : l'outil refuse proprement en affichant les dimensions lues.

Le masquage est définitif dans le fichier produit

C'est exactement le but : s'il était réversible, il ne masquerait rien. Votre fichier d'origine n'est pas touché, il reste sur votre appareil. Gardez-le si vous en avez encore besoin.

Questions sur cet outil

Mon image est-elle envoyée quelque part ?

Non, et c'est vérifiable en trente secondes. Ouvrez l'inspecteur avec la touche F12, onglet « Réseau », videz la liste, puis déposez l'image et masquez. Aucune ligne n'apparaît. C'est particulièrement important ici : on masque justement ce qu'on ne veut montrer à personne.

Pourquoi ne pas proposer un flou ? Tout le monde en propose.

Parce qu'un flou ne masque pas. C'est une opération largement inversible : on la défait par déconvolution, et des modèles entraînés reconnaissent des visages et lisent du texte flouté avec des taux élevés. Les autorités de protection des données recommandent un aplat de couleur opaque pour retirer une information d'une image, et c'est ce que fait cet outil. Un flou qui promet l'anonymat est un faux confort, et ce site existe pour ne pas en vendre.

Et la pixellisation, alors ?

Elle est là, mais étiquetée comme moins sûre, et l'outil vous le redit après l'acte si vous l'avez employée. Elle garde la couleur moyenne de chaque bloc : sur un texte dont la police est connue, on peut fabriquer la mosaïque de toutes les chaînes possibles et retrouver la bonne. Sur un nombre, un identifiant, une plaque ou un montant, c'est très efficace. Employez-la pour l'aspect, pas pour protéger quelqu'un.

Est-ce vraiment irréversible ?

Avec l'aplat opaque, oui, dans le fichier produit : les pixels d'origine n'y sont plus, il n'y a aucune couche à retirer et aucune moyenne à exploiter. C'est différent d'un rectangle noir posé sur un PDF, qui reste un objet dessiné PAR-DESSUS un texte toujours sélectionnable. Votre fichier d'origine, lui, n'est pas touché : gardez-le ailleurs si vous en avez besoin.

Pourquoi parlez-vous d'une vignette d'aperçu ?

Parce que c'est un piège réel qui a déjà fait fuiter des images. Un appareil photo glisse souvent une petite copie de la photo dans les métadonnées du fichier. Un outil qui masquerait les pixels sans réécrire le conteneur laisserait cette copie non masquée dedans, et n'importe qui saurait l'extraire. Ici l'image est réencodée depuis un canevas : la vignette n'existe plus, et le contrôle automatique du site le vérifie sur le fichier produit.

Puis-je masquer plusieurs zones ?

Autant que vous voulez. Chaque zone est appliquée immédiatement sur l'image affichée, et le tableau garde la liste avec la méthode employée pour chacune. Ce que vous voyez à l'écran est exactement ce que contiendra le fichier.