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L'établiDes outils qui ne téléversent rien
Un atelier de l'association ODERSARien ne part, rien n'est gardé, rien ne nous arrive.

L'atelier · Recadrer une image

Comment ça marche : Recadrer une image

Tracez la zone à garder au doigt, à la souris ou au clavier : chaque pas est annoncé. Le fichier obtenu est réencodé, donc toutes les métadonnées d'origine disparaissent, y compris la position GPS.

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Recadrer est le geste le plus banal qu'on fasse à une image, et c'est aussi celui qui trahit le plus : on recadre une capture d'écran pour n'en montrer qu'un bout, une photo pour retirer ce qui est autour. Autrement dit, on recadre presque toujours pour CACHER quelque chose, et ce quelque chose n'a aucune raison de passer par un serveur.

La zone se trace au doigt, à la souris ou au clavier, indifféremment : huit poignées, les flèches pour déplacer, Maj et les flèches pour redimensionner, et chaque pas est annoncé à voix haute pour un lecteur d'écran. Ce n'est pas un supplément d'accessibilité, c'est le même chemin pour tout le monde.

Une chose à savoir : contrairement à la rotation d'une page de PDF, recadrer une image REDESSINE des pixels. Le fichier est donc réencodé, et un JPEG réencodé perd un peu de qualité même quand on ne change rien d'autre. La bonne nouvelle de ce réencodage est qu'il emporte TOUTES les métadonnées d'origine, y compris la date, l'appareil, la position GPS et la vignette d'aperçu intégrée.

Comment ça marche

  1. Déposez votre image. Elle s'affiche avec un cadre que vous pouvez saisir, déplacer et redimensionner.
  2. Réglez ce qu'il faut : un rapport imposé si vous voulez un carré ou un format d'écran, un quart de tour, un effet miroir.
  3. Cliquez sur « Recadrer et télécharger ». La fiche du résultat dit la zone exacte prise, la taille obtenue, et le type du fichier RELU dans le fichier produit.

Formats acceptés

Tout format que votre navigateur sait afficher peut être recadré. Le format de SORTIE, lui, est limité à ce que votre navigateur sait écrire, et le type obtenu est relu au lieu d'être supposé.

JPEG

Réencodé : il y a une perte, réglable par la qualité. Choisissez PNG en sortie pour éviter toute perte.

PNG

Réencodé sans perte, la transparence est conservée.

WebP

Lu partout, mais AUCUNE version de Safari ne sait ÉCRIRE un WebP : sur un iPhone, la sortie sera un PNG, et l'outil vous le dira au lieu de le cacher.

AVIF

Lu par Chrome et Firefox. Aucun navigateur ne l'écrit de façon prouvée : la sortie sera PNG ou JPEG.

Voir la matrice de compatibilité

Ses limites

Recadrer réencode toujours l'image

Un recadrage change les pixels du fichier : il faut donc le réécrire. Sur un JPEG, ce réencodage coûte un peu de qualité même à réglage maximal, parce que la compression n'est pas réversible. C'est une propriété du format, pas un choix de notre part, et c'est pourquoi le PNG est offert en sortie.

16,7 millions de pixels au maximum

Un canevas de navigateur est plafonné, et le plancher de compatibilité est de 16,7 millions de pixels (les iPhone d'avant iOS 18). Au-delà, l'opération échoue silencieusement et rend une image blanche. L'outil refuse donc proprement, en affichant les dimensions lues.

Toutes les métadonnées d'origine disparaissent

C'est la conséquence du réencodage, et c'est presque toujours ce qu'on veut : date, appareil, logiciel, position GPS et vignette d'aperçu intégrée sont perdus. Le navigateur remet cependant DEUX blocs à lui sur un JPEG (une étiquette de densité et un profil de couleur) : ils ne disent rien de personne, et nous préférons le nommer que le cacher.

Le format de sortie dépend de votre navigateur

La norme autorise un navigateur à rendre un PNG sans prévenir quand il ne sait pas écrire le format demandé. Aucune version de Safari ne sait écrire un WebP. L'outil RELIT donc le type du fichier obtenu et l'affiche : c'est une règle dure du projet.

Questions sur cet outil

Mon image est-elle envoyée quelque part ?

Non, et vous pouvez le vérifier en trente secondes. Ouvrez l'inspecteur avec la touche F12, onglet « Réseau », videz la liste, puis déposez l'image et recadrez. Aucune ligne n'apparaît. Coupez votre connexion et refaites-le : l'outil fonctionne pareil.

Puis-je recadrer au clavier ?

Oui, entièrement, et c'est le même chemin que la souris. Le cadre prend le focus au clavier ; les flèches le déplacent d'un pour cent de l'image, Maj et les flèches le redimensionnent, et chaque pas est annoncé à voix haute avec la taille et la position exactes en pixels.

Est-ce que je perds de la qualité ?

Un peu, si vous sortez en JPEG : la compression du JPEG n'est pas réversible, donc réencoder coûte toujours quelque chose, même à qualité maximale. Choisissez PNG en sortie et il n'y a aucune perte du tout, au prix d'un fichier plus lourd. C'est différent d'un PDF, où pivoter une page ne touche aucun pixel.

Ma photo garde-t-elle sa position GPS ?

Non, et c'est voulu. Le recadrage réencode l'image depuis un canevas, ce qui fait disparaître toutes les métadonnées d'origine : date, heure, appareil, logiciel, position, et même la vignette d'aperçu que les appareils glissent dans le fichier. Si vous voulez VOIR ce qu'une photo raconte avant de la partager, l'outil « Voir et nettoyer les métadonnées » du même coin le montre en détail.

J'ai demandé du WebP et j'ai reçu un PNG.

C'est votre navigateur, et c'est prévu par la norme : quand il ne sait pas écrire le format demandé, il rend un PNG SANS prévenir. Aucune version de Safari ne sait écrire un WebP. L'outil relit donc le type du fichier obtenu et vous l'affiche, au lieu de vous laisser croire que vous avez un WebP.

Pourquoi la rotation s'applique-t-elle après le découpage ?

Parce que c'est ce qu'on attend en regardant son écran : la zone que vous tracez est celle de l'image telle qu'elle est affichée devant vous. La rotation vient ensuite, sur ce que vous avez découpé, et elle échange donc la largeur et la hauteur du résultat pour un quart de tour. La fiche du résultat donne les deux tailles.