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L'établiDes outils qui ne téléversent rien
Un atelier de l'association ODERSARien ne part, rien n'est gardé, rien ne nous arrive.

L'atelier · Cartes mémo

Comment ça marche : Cartes mémo

Votre échéancier de révision vit dans VOTRE fichier, pas dans notre base : vous le déposez, vous révisez, vous le réexportez. Aucun compte, aucun abonnement, et rien à récupérer si le service ferme, parce qu'il n'y a pas de service.

Ouvrir l'outil

Les applications de cartes mémo demandent un compte, gardent vos paquets sur leurs serveurs, et vous perdez tout le jour où elles ferment ou changent de modèle. Pourtant un paquet de cartes est un fichier de deux colonnes, et une méthode de révision espacée tient en cinq lignes de règles. Rien de tout cela n'a besoin d'un serveur.

Ici, le paquet est un fichier que vous déposez et qui reste chez vous. Vous révisez dans l'onglet ; à la fin, l'outil vous rend un fichier qui contient vos cartes ET la date à laquelle il faudra revoir chacune. C'est ce fichier qui porte votre progression : nous n'en gardons pas la moindre trace, ni sur un serveur, ni même dans la mémoire de votre navigateur.

Cela a une conséquence qu'il faut dire tout de suite, parce qu'elle se retourne contre l'outil si on la découvre après : si vous ne réexportez pas le fichier à la fin de la séance, votre progression est perdue. C'est le prix exact de la promesse, et nous préférons l'écrire plutôt que d'installer discrètement une base de données sur votre appareil.

Comment ça marche

  1. Préparez un fichier de deux colonnes, question puis réponse, en CSV depuis un tableur ou en JSON. Déposez-le.
  2. Révisez : la question s'affiche, vous retournez la carte, vous dites si vous saviez. Chaque réponse déplace la carte dans une boîte, et la boîte donne la prochaine date.
  3. Exportez le paquet à la fin. Le fichier obtenu contient vos cartes avec leur boîte et leur date de révision : c'est lui que vous redéposerez la prochaine fois.

Formats acceptés

Deux colonnes suffisent : la question, puis la réponse. Si le fichier porte en plus une colonne « boite » et une colonne « revoir », elles sont relues : c'est ainsi qu'un paquet déjà révisé reprend là où il s'était arrêté. Le séparateur du CSV est MESURÉ, pas supposé.

Un paquet en colonnes

Séparateur mesuré parmi la virgule, le point-virgule, la tabulation et la barre verticale. Les champs entourés de guillemets, les guillemets doublés et les sauts de ligne à l'intérieur d'un champ sont traités : une carte peut donc contenir une phrase entière avec sa ponctuation.

Un paquet en JSON

Un tableau d'objets. Les clés reconnues sont question et reponse (ou recto et verso, ou front et back), plus boite et revoir pour l'échéancier. Toute autre clé est conservée telle quelle à l'export : l'outil ne jette pas ce qu'il ne comprend pas.

Un paquet en texte simple

Une carte par ligne, question et réponse séparées par une tabulation. C'est le format le plus simple à fabriquer à la main, et celui que produit une copie depuis un tableur.

Voir la matrice de compatibilité

Ses limites

5 Mo de paquet

Cinq mégaoctets de texte représentent des dizaines de milliers de cartes, bien au-delà de ce qu'un humain révise. La limite protège la mémoire d'un téléphone, et l'outil le dit au lieu de figer l'onglet.

Rien n'est conservé : la progression vit dans le fichier que vous exportez

La règle de ce site interdit d'écrire vos données sur votre appareil, même dans l'espace local du navigateur, parce qu'un espace local se lit, se sauvegarde et se synchronise à votre insu. La conséquence est nette : si vous fermez l'onglet sans exporter, la séance est perdue. C'est une limite, elle est réelle, et elle vaut la garantie qui va avec : il n'existe nulle part une liste de ce que vous savez et ne savez pas.

La méthode est un système de boîtes, pas un algorithme adaptatif

Cinq boîtes, une bonne réponse fait monter d'une boîte, une mauvaise ramène à la première, et la boîte donne l'intervalle. C'est la STRUCTURE des boîtes d'apprentissage attribuée à Sebastian Leitner, transposée à un fichier ; nous n'avons pas lu son livre, qui n'est pas en accès libre, donc nous décrivons le principe sans citer ses chiffres. Nous n'employons ni SM-2 ni FSRS, qui sont deux algorithmes bien réels et parfaitement utilisables : le premier est publié par son auteur et son emploi est permis avec une mention de droits, le second est en licence libre. Nous avons choisi une règle qui tient en une phrase, parce qu'une règle qu'on peut lire est une règle qu'on peut vérifier.

Les intervalles de 1, 3, 7, 16 et 35 jours sont NOTRE choix, et ils ne viennent d'aucune publication

C'est important, parce que ces cinq nombres circulent partout en étant attribués à des logiciels connus, à tort : l'algorithme SM-2 réellement publié par son auteur donne 1 jour puis 6 jours puis un intervalle multiplié carte par carte, ce qui n'a rien à voir avec une liste figée. Nous ne les attribuons donc à personne. Ce qui est solidement établi, en revanche, c'est l'effet d'espacement lui-même : la grande synthèse de Cepeda et de ses collègues, en 2006, agrège 839 mesures et 317 expériences (nous n'avons lu que son résumé, l'article complet ne s'ouvrant pas librement). Et la même équipe a publié en 2008 le résultat qui interdit de promettre un optimum : l'écart idéal dépend du délai avant l'épreuve, autour d'un cinquième de ce délai à quelques semaines et d'un vingtième à un an. Cet article est payant et nous ne l'avons pas lu : nous n'en citons que le résumé, et nous ne prétendons donc pas que nos intervalles soient optimaux. Ils sont raisonnables, ils sont affichés, et le fichier exporté vous permet de les corriger à la main.

Du texte seulement, pas d'images ni de son

Une carte avec une image demanderait un format d'archive, un affichage de médias et une gestion de fichiers liés, c'est-à-dire un autre outil. Deux colonnes de texte couvrent le vocabulaire, les définitions, les dates, les formules et les conjugaisons, qui sont l'essentiel de ce qu'on révise en cartes.

Un tableur très répandu peut afficher les accents de travers

Certains tableurs n'ouvrent correctement un CSV que s'il commence par une marque d'ordre d'octets, et d'autres échouent justement à cause d'elle. Nous n'en mettons pas ici, pour que le fichier se redépose sans surprise dans cet outil. Si votre tableur affiche des caractères abîmés, l'outil « CSV vers JSON » du coin textes propose cette marque avec son explication.

Questions sur cet outil

Mon paquet est-il envoyé quelque part ?

Non. Ouvrez l'inspecteur avec la touche F12, onglet « Réseau », videz la liste, puis déposez votre paquet et révisez : rien ne part. Coupez votre connexion et refaites-le, l'outil marche toujours. C'est la même vérification que sur toutes les pages de ce site, et elle est aussi refaite par une machine avant chaque publication.

Pourquoi ne pas garder ma progression dans le navigateur ?

Parce que la règle de ce site est de ne rien écrire chez vous sans un geste explicite de votre part, et que l'espace de stockage local d'un navigateur n'est pas l'endroit neutre qu'on imagine : il est lisible par n'importe quel script servi depuis la même adresse, il part dans les sauvegardes du profil, et il se synchronise parfois d'un appareil à l'autre. Une liste de ce que vous savez et de ce que vous ne savez pas est une information sur vous. Un fichier que vous rangez où vous voulez est plus honnête, et il a un avantage : il se sauvegarde, se copie sur une clé et s'ouvre dans un tableur.

Comment fabriquer un paquet depuis un tableur ?

Mettez vos questions dans la première colonne, vos réponses dans la deuxième, puis enregistrez en CSV. C'est tout : l'en-tête est facultatif, et le séparateur employé par votre tableur est mesuré à la lecture, quelle que soit votre région. Vous pouvez aussi copier deux colonnes et les coller dans un fichier texte : la tabulation qui les sépare est reconnue.

Que se passe-t-il si je réponds mal à une carte que je savais déjà ?

Elle retombe à la première boîte, donc elle revient dès le lendemain. C'est brutal, et c'est la règle du système de boîtes : une carte qu'on croyait acquise et qui échoue n'est pas acquise. Si vous jugez la rétrogradation trop sévère, le fichier exporté contient le numéro de boîte en clair, et rien ne vous empêche de le corriger à la main dans un tableur.

Est-ce que c'est de la répétition espacée « pour de vrai » ?

C'est de la répétition espacée au sens strict du terme : les révisions sont espacées, et l'espacement grandit avec la réussite. Ce n'est pas un algorithme adaptatif qui estime une probabilité d'oubli carte par carte, comme le font les logiciels spécialisés. Nous préférons annoncer une règle simple que vous pouvez lire et vérifier plutôt qu'un nom d'algorithme dont nous ne tiendrions pas la définition exacte. Sur du vocabulaire ou des dates, l'écart de résultat est faible ; sur des milliers de cartes révisées quotidiennement pendant des années, un logiciel dédié fera mieux, et il faut le dire.

Puis-je réviser les cartes qui ne sont pas encore dues ?

Oui : c'est le mode par défaut, qui prend tout le paquet. Le mode « seulement celles à revoir aujourd'hui » n'a de sens que sur un paquet déjà révisé, puisque c'est lui qui porte les dates. Réviser en avance n'abîme rien, mais l'intérêt de la méthode est justement d'attendre : une carte revue trop tôt coûte du temps sans faire progresser la mémoire.

Et si j'ai des images sur mes cartes ?

Cet outil ne les prend pas, et il vaut mieux le savoir avant de préparer un paquet. Une carte illustrée demande un format d'archive qui transporte les images à côté du texte, un affichage de médias et une gestion des fichiers liés : c'est un autre outil, pas une option de celui-ci. Le texte couvre le vocabulaire, les définitions, les dates, les formules et les conjugaisons, ce qui est l'essentiel des cartes mémo réellement utilisées.