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L'établiDes outils qui ne téléversent rien
Un atelier de l'association ODERSARien ne part, rien n'est gardé, rien ne nous arrive.

L'atelier · Compresser une image

Comment ça marche : Compresser une image

Déposez une image, ou tout un lot. Choisissez une largeur, une qualité, et repartez avec des fichiers plus légers. Les originaux ne sont pas touchés, et ils ne quittent pas votre appareil.

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Une photo de téléphone pèse aujourd'hui entre trois et douze mégaoctets. C'est trop pour une pièce jointe, trop pour un formulaire administratif qui plafonne à deux mégaoctets, et bien trop pour une image qui finira affichée sur mille pixels de large. La réduire, c'est le geste le plus courant du web, et c'est aussi celui pour lequel on trouve le plus de sites qui réclament votre fichier.

Ici, les fichiers restent chez vous, que vous en déposiez un ou trente. Chaque image entre dans une file d'attente à l'écran, se redessine à la taille demandée, se réenregistre à la qualité demandée, et sa ligne dit où elle en est : en attente, en cours, faite, ou refusée avec la raison. Les deux poids s'affichent fichier par fichier, jamais en moyenne qui arrange.

Une conséquence utile de ce réenregistrement : il ne recopie AUCUNE des métadonnées de l'original. La date, l'appareil et les coordonnées de l'endroit où vous étiez ne sont pas dans les fichiers compressés. L'outil vous dit exactement ce que le navigateur y a écrit à la place.

Comment ça marche

  1. Déposez une ou plusieurs images sur la zone de dépôt, ou choisissez-les, ou collez une capture depuis le presse-papiers.
  2. Choisissez une largeur maximale et une qualité, valables pour tout le lot. La largeur est ce qui fait le plus de différence : diviser la largeur par deux divise le nombre de pixels par quatre.
  3. Cliquez sur le bouton de compression. Les images se traitent l'une après l'autre, chaque ligne de la file affiche ses deux poids et son gain, et les fichiers se téléchargent.

Formats acceptés

Ces trois familles sont celles que TOUS les navigateurs savent à la fois ouvrir et réenregistrer, avec une réserve nommée pour le WebP sur Safari. La matrice de compatibilité dit exactement où sont les limites, navigateur par navigateur.

Photo JPEG (.jpg, .jpeg)

Le cas le plus courant, et celui où la compression donne le plus : le curseur de qualité agit vraiment sur le poids. Sortie en JPEG.

Image PNG (.png)

Un PNG n'a pas de réglage de qualité : il est sans perte par construction. Le seul vrai levier est la taille. Pour une PHOTO enregistrée en PNG, l'outil propose de la réenregistrer en JPEG, ce qui change tout, et il le dit au lieu de le faire en cachette.

Image WebP (.webp)

Sortie en WebP là où le navigateur sait l'écrire. Sur Safari, aucune version ne sait écrire un WebP : l'outil le détecte, sort un JPEG et l'annonce à l'écran plutôt que de rendre un fichier qui n'est pas celui qu'on a demandé.

Voir la matrice de compatibilité

Ses limites

50 Mo par fichier

Au-delà, un téléphone qui manque de mémoire fait planter l'onglet au lieu de rendre un résultat. La limite est une honnêteté, pas une bride commerciale.

Environ 16,7 millions de pixels par image

Sur iPhone et iPad, la surface d'un canevas a longtemps été plafonnée à 4096 sur 4096 pixels, et l'allocation échoue au-delà : l'onglet meurt au lieu de rendre quelque chose. L'outil contrôle la surface AVANT d'allouer et refuse proprement, en le disant. Dans un lot, seule l'image en cause est refusée : sa ligne le dit, les autres continuent.

Plusieurs téléchargements d'un coup

Quand un lot produit plusieurs fichiers, votre navigateur peut demander une autorisation de téléchargements multiples : c'est lui qui protège votre dossier de téléchargements, et nous ne le contournons pas. Chaque ligne de la file garde son propre bouton pour reprendre un fichier au besoin.

Le résultat est toujours réenregistré, jamais recopié

Le navigateur redessine l'image : c'est une nouvelle compression, même à qualité 100. Un fichier déjà très compressé peut donc ressortir plus LOURD, et l'outil vous le dit au lieu de vous vendre un gain qui n'existe pas.

Les images animées perdent leur animation

Un canevas ne contient qu'une image fixe : un PNG ou un WebP animé ressortirait sur sa première vue. L'outil le détecte et refuse, plutôt que de rendre un fichier amputé sans prévenir.

Questions sur cet outil

Est-ce que mon image est envoyée quelque part ?

Non, et vous n'avez pas à nous croire. Ouvrez l'inspecteur de votre navigateur avec la touche F12, allez sur l'onglet « Réseau », videz la liste, puis déposez votre image. Aucune ligne n'apparaît. Vous pouvez aussi couper votre connexion : l'outil continue de fonctionner.

Quelle qualité choisir ?

Pour une photo destinée à un écran ou à une pièce jointe, 80 est un très bon compromis : la différence ne se voit pas à l'œil nu et le poids tombe souvent de moitié. Pour une image d'illustration sur un site, 75 passe très bien. En dessous de 60, les grands aplats de couleur et les ciels commencent à se marbrer. Au-dessus de 92, le poids remonte vite sans que l'œil y gagne.

Pourquoi mon PNG ne s'allège presque pas ?

Parce qu'un PNG est un format SANS PERTE : il n'a pas de réglage de qualité, il enregistre chaque pixel exactement. Sur un dessin, un logo ou une capture d'écran, c'est exactement ce qu'on veut. Sur une photo, c'est un mauvais choix de format, et le seul vrai levier est la taille. L'outil vous propose alors de réenregistrer la photo en JPEG, et il vous laisse décider.

Le fichier obtenu est plus lourd que l'original. Pourquoi ?

Parce que le navigateur ne recopie pas votre fichier : il redessine l'image et la réenregistre. Si votre original était déjà compressé au maximum par un autre outil, ou s'il s'agit d'un dessin aux couleurs franches passé en JPEG, le résultat peut peser plus lourd. L'outil vous le dit clairement au lieu d'afficher un gain négatif en petits caractères, et le bon réflexe est de garder votre original.

La compression retire-t-elle les données GPS de ma photo ?

Oui, et c'est un effet de bord utile : réenregistrer une image ne recopie aucune métadonnée de l'original. La date, le modèle d'appareil et les coordonnées disparaissent. Le navigateur, lui, écrit deux blocs à lui dans un JPEG qu'il fabrique, une étiquette de format et un profil de couleur, qui ne disent rien de vous. Si vous voulez un fichier absolument sans le moindre bloc, passez ensuite par l'outil de métadonnées : c'est son métier, et il vous montrera qu'il n'y a plus rien.

Puis-je traiter plusieurs images d'un coup ?

Oui. Déposez-les ensemble, ou sélectionnez-en plusieurs dans la fenêtre de choix : chaque image entre dans une file d'attente à l'écran, avec sa propre ligne. Les réglages valent pour tout le lot, les images se traitent l'une après l'autre pour ménager la mémoire de l'appareil, et chaque ligne affiche ses deux poids, son gain, et son propre bouton de téléchargement. Si un fichier du lot est refusé, sa ligne dit pourquoi, et les autres continuent. Votre navigateur peut demander une fois l'autorisation de télécharger plusieurs fichiers : c'est sa protection normale.

Et si j'ai une image AVIF, HEIC ou TIFF ?

Elles ne sont pas dans la liste des formats acceptés, et c'est délibéré. L'AVIF s'ouvre partout mais ne se réenregistre que sur Chrome récent ; le HEIC des iPhone ne s'ouvre que sur Safari ; le TIFF ne s'affiche que sur Safari. Un outil qui les annoncerait mentirait à une bonne partie des visiteurs. La matrice de compatibilité montre le détail, navigateur par navigateur.