L'atelier · Fabriquer un QR code
Comment ça marche : Fabriquer un QR code
Presque tous les générateurs de QR code gratuits fabriquent un lien de redirection qui passe par LEUR serveur : ils comptent chaque scan, et le code meurt si le service ferme. Celui-ci écrit vos données DANS le code, ici, sans rien envoyer, et vous montre les codets qu'il a calculés.
Le piège des générateurs de QR code gratuits est le même partout, et il est rarement expliqué : beaucoup ne mettent pas votre adresse dans le code. Ils y mettent un lien de redirection vers LEUR serveur, qui renvoie ensuite vers vous. Chaque scan est donc compté chez eux, avec l'heure et le pays, et le jour où le service ferme ou passe payant, tous vos codes imprimés cessent de fonctionner. Un autocollant sur une vitrine devient un carré mort.
Ici, le contenu est écrit DANS le code. Il n'y a aucune redirection, aucun compteur, aucun compte à créer, et rien ne quitte votre appareil : l'encodeur complet est écrit à la main dans la page, correction d'erreur comprise. Un code fabriqué ici marchera encore dans dix ans, parce qu'il ne dépend de personne.
L'outil montre son travail. Il vous dit la version choisie, le niveau de correction, le mode d'encodage, le masque retenu, et il affiche les codets qu'il a calculés. C'est ce qui permet de le vérifier : notre encodeur reproduit exactement, octet pour octet, deux vecteurs de test publiés. Nous n'avons pas eu accès au texte de la norme, qui est payant, et nous le disons plutôt que de le laisser croire.
Comment ça marche
- Collez ce que le code doit contenir : une adresse web, un texte, une ligne de configuration wifi (la question la plus fréquente, en bas de page, donne le format exact).
- Réglez le niveau de correction et la taille. Plus la correction est haute, plus le code résiste à une tache ou à un pli, et plus il est dense.
- Cliquez, regardez le code apparaître, et téléchargez-le en PNG pour un écran ou en SVG pour une impression. Puis SCANNEZ-LE avec votre téléphone avant de l'imprimer en mille exemplaires.
Formats acceptés
L'outil part d'un texte : adresse web, message, coordonnées, ligne de configuration. Il rend une image PNG ou un fichier SVG. La lecture d'un QR code, elle, n'est PAS proposée : voir les limites juste en dessous.
Image PNG
Des carrés nets, à la taille de module que vous demandez. C'est le format à employer sur un écran, dans un courriel ou dans un document.
Dessin SVG
Un fichier de dessin, donc net à n'importe quelle taille d'impression : c'est le bon format pour une affiche, une vitrine ou une carte de visite. Il ne contient qu'un chemin et une couleur, et il s'ouvre dans n'importe quel logiciel de dessin.
Ses limites
Cet outil FABRIQUE un QR code, il ne sait pas en LIRE un
La fonction de lecture native des navigateurs s'appuie sur le système d'exploitation : elle existe sur Chromium sous macOS, ChromeOS et Android, elle est ABSENTE de Windows et de Linux, Firefox ne l'a jamais implémentée, et la version expérimentale de Safari est cassée depuis iOS 18. Embarquer un décodeur complet serait un second outil, avec sa propre campagne de vérification. La place est donc « fabriquer », et c'est écrit sur la page « Notre méthode ». Votre appareil photo de téléphone, lui, lit très bien les QR codes.
L'outil va de la version 1 à la version 10, soit 271 signes au maximum
Deux raisons, et les deux sont honnêtes. D'abord la densité : une version 10 fait déjà 57 modules de côté, et au-delà un téléphone ordinaire commence à rater le scan sur un code imprimé en petit. Ensuite les tables : les tailles de blocs de correction au-delà de la version 10 ne viennent d'aucune source que nous ayons pu lire nous-mêmes, et nous ne recopions pas des chiffres sur parole. Le maximum dépend du niveau de correction et du contenu : 271 signes en octets au niveau le plus bas, 106 au niveau le plus haut.
Nous n'avons pas lu le texte de la norme, et nous le disons
La norme ISO/IEC 18004 est payante. Nos tables de capacité et de correction viennent de deux sources concordantes et indépendantes l'une de l'autre (un tutoriel de référence très employé, et le code source d'une implémentation reconnue), jamais du texte normatif. Ce que nous avons vérifié NOUS-MÊMES est plus solide qu'une recopie : l'encodeur reproduit exactement deux vecteurs de test publiés, codets de données ET codets de correction, et il retombe sur le même masque ; les trente-deux chaînes de format que nous recalculons par le code correcteur sont identiques à la table publiée ; et la capacité de chaque version, recalculée sur la géométrie du symbole par notre propre code de placement, retombe sur les totaux annoncés. Seule la zone de silence de quatre modules a pu être lue dans le texte normatif lui-même.
La marge blanche de quatre modules n'est pas décorative
La norme l'impose sur les quatre côtés, et c'est le seul point que nous ayons pu lire directement dans son texte. Sans elle, un lecteur ne trouve pas les bords du symbole : le code semble juste, et il ne se scanne pas. L'outil ne descend donc jamais en dessous de quatre modules, même si vous le lui demandez, et il vous le dit.
Pas de logo au centre du code
Un logo posé au milieu recouvre des modules, et le code ne fonctionne encore que grâce à sa correction d'erreur. Le vérifier demanderait de LIRE le code produit, ce que cet outil ne sait pas faire. Nous ne proposons donc pas une fonction dont nous ne pouvons pas vérifier le résultat : ce serait vendre un autocollant.
Les caractères hors alphabet latin de base passent en UTF-8, sans en-tête déclarant l'encodage
En mode octet, la norme prévoit par défaut le jeu ISO-8859-1, alors que tout le monde écrit de l'UTF-8. Les lecteurs modernes le devinent, et c'est ce que font la plupart des générateurs. Nous n'ajoutons pas l'en-tête d'interprétation qui le déclarerait, parce que certains lecteurs anciens le refusent : le choix le plus compatible aujourd'hui est celui-là. Conséquence : sur un lecteur ancien, un texte en russe ou en chinois peut ressortir en caractères illisibles. Testez avant d'imprimer, comme pour tout QR code.
Scannez toujours le code avant de l'imprimer en série
Ce n'est pas une réserve sur cet outil, c'est une règle du métier. Un QR code trop petit, imprimé sur une surface brillante, à faible contraste ou trop près d'un pli devient illisible quel que soit l'outil qui l'a fabriqué. Une minute de vérification avec votre propre téléphone vaut mille autocollants inutilisables.
« QR Code » est une marque déposée de DENSO WAVE INCORPORATED
L'usage du code lui-même est libre et sans redevance tant qu'il respecte la norme, et son inventeur le dit noir sur blanc sur son site. En revanche les mots « QR Code » sont une marque déposée, et l'employer demande de le signaler. C'est fait sur notre page des crédits, et ici.
Questions sur cet outil
Le contenu de mon code est-il envoyé quelque part ?
Non, et c'est le point de cet outil. Vérifiez-le en trente secondes : ouvrez l'inspecteur avec la touche F12, onglet « Réseau », videz la liste, puis collez votre texte et fabriquez le code. Aucune ligne n'apparaît. Coupez votre connexion et refaites-le : l'encodeur est écrit dans la page, il fonctionne pareil. C'est important ici parce qu'un QR code contient souvent une adresse privée, un mot de passe wifi ou des coordonnées.
Quelle est la différence avec un générateur gratuit ordinaire ?
Beaucoup de générateurs gratuits n'écrivent pas votre adresse dans le code : ils y mettent un lien vers leur propre serveur, qui redirige ensuite. Le résultat ressemble au même carré, mais chaque scan est compté chez eux, avec l'heure et souvent le pays, et le code cesse de fonctionner le jour où le service ferme ou passe payant. C'est le drame classique des autocollants imprimés en mille exemplaires. Ici, votre contenu est DANS le code : il ne dépend de personne, et il marchera encore dans dix ans.
Comment fabriquer un QR code qui connecte au wifi ?
En collant une ligne au format que les téléphones reconnaissent : WIFI:T:WPA;S:LeNomDuReseau;P:LeMotDePasse;; en remplaçant le nom et le mot de passe, et sans oublier les deux points-virgules de la fin. Si le réseau est ouvert, écrivez T:nopass et laissez P vide. Un point de vigilance : ce code contient votre mot de passe wifi en clair, et n'importe qui pouvant le photographier l'obtient. C'est pratique pour les invités d'un logement, c'est à éviter sur une vitrine.
Faut-il monter le niveau de correction ?
Cela dépend de l'endroit où le code va vivre. Sur un écran ou dans un document, le niveau moyen suffit largement. Sur un autocollant qui va prendre la pluie, les doigts et les reflets, montez : au niveau le plus haut, environ trente pour cent du code peut être abîmé sans que la lecture échoue. Le prix est la densité : le même contenu demande plus de modules, donc un code plus fin à taille égale. Sur un petit format imprimé, un code trop dense se scanne parfois moins bien qu'un code moins corrigé mais plus lisible.
PNG ou SVG ?
PNG pour un écran, un courriel, une diapositive ou un document de bureautique : c'est une image, elle s'insère partout. SVG pour toute impression : c'est un dessin, donc net à n'importe quelle taille, du timbre à l'affiche, et il pèse quelques kilooctets. Le SVG que nous produisons ne contient qu'un chemin et une couleur, sans une ligne de superflu, et il s'ouvre dans tous les logiciels de dessin et de mise en page.
Pourquoi ne pas lire un QR code ici aussi ?
Parce que la fonction de lecture des navigateurs n'existe pas partout, et de loin. Elle s'appuie sur le système : présente sur Chromium sous macOS, ChromeOS et Android, absente de Windows et de Linux, jamais implémentée par Firefox, et cassée sur Safari depuis iOS 18. Nous ne voulions pas d'un outil qui marche pour une partie des visiteurs et affiche un message d'excuse aux autres. Et votre appareil photo de téléphone lit déjà les QR codes très bien, sans passer par un site.
Puis-je mettre mon logo au milieu ?
Pas ici. Un logo posé au centre recouvre des modules, et le code ne marche encore que grâce à sa correction d'erreur : vérifier qu'il se scanne toujours demanderait de LIRE le code produit, ce que cet outil ne sait pas faire. Nous préférons ne pas proposer une fonction dont nous ne pouvons pas vérifier le résultat. Si vous y tenez, téléchargez le SVG au niveau de correction le plus haut et posez le logo dans un logiciel de dessin, sur une surface au plus égale à un dixième du code, puis scannez-le avant de l'employer.
Comment savoir si le code est juste ?
Deux choses, et la seconde est la vraie. D'abord, l'outil affiche les codets de données et les codets de correction qu'il a calculés : nous les avons comparés à deux vecteurs de test publiés, et ils tombent exactement dessus, ce qui vérifie tout l'enchaînement du calcul. Ensuite, et c'est ce qui compte pour vous : scannez le code avec votre téléphone. Aucun contrôle interne ne remplace le lecteur qui va réellement s'en servir.
Presque tous les générateurs de QR code gratuits fabriquent un lien de redirection qui passe par LEUR serveur : ils comptent chaque scan, et le code meurt si le service ferme. Celui-ci écrit vos données DANS le code, ici, sans rien envoyer, et vous montre les codets qu'il a calculés.
VérifierLa preuve, pas à pasLa vérification par l'inspecteur réseau, expliquée geste par geste, captures à l'appui.
Le coinLe coin sécuritéChiffrer un fichier, fabriquer une phrase de passe solide, vérifier qu'un téléchargement n'a pas été touché, retirer les mouchards d'un lien.